 "La réforme constitutionnelle se pose aujourd'hui avec acuité et le bureau politique de l'USFP, en étroite collaboration avec ses alliés, s'apprête à prendre l'initiative dans ce sens et ce, bien avant les élections de 2007". Les propos sont ceux de Driss Lachgar, membre du bureau politique du parti qui intervenait hier lors du 1er conseil de la Fondation socialiste des recherches, études et formations tenu sous le thème "les élections au Maroc : réalité et perspectives".
Driss Lachgar répondait en fait à tous ceux qui accusaient l'USFP d'avoir renoncé à sa demande concernant la réforme constitutionnelle en contrepartie de la satisfaction de ses exigences relatives au mode de scrutin.
L'autre réponse adressée par Driss Lachgar à ceux qui affirment que l'USFP a décidé de défendre le mode de scrutin de liste à la proportionnelle, au plus fort reste, avec un seuil de 7% en vue de défendre et servir ses intérêts, est que ces allégations sont sans fondements, puisqu'initialement, l'USFP a demandé une liste régionale sur la base d'un seuil de 10%. Un mode de scrutin en vigueur dans plusieurs contrées, à commencer par notre voisin l'Espagne, a-t-il insisté.
L'USFP, ajoute-t-il, a abandonné également la demande de la circonscription dans le cadre de la région, et, ce en vue d'atteindre un compromis qui garantit la réalisation de ce petit pas vers la réforme politique qui va permettre de rétablir le champ politique et faire en sorte qu'il exprime réellement les courants politiques existants dans notre société. Autrement, martèle-t-il, on vivra le scénario de 2002, donc, pas de changements.
Dans ce cadre, M.Driss Lachgar a tenu à préciser que, contrairement à d'autres partis, les négociations relatives au code électoral ont été faites en s'appuyant sur une étude réalisée par le parti sur la base des résultats des élections de 2002. Une étude dont les grandes lignes ont été présentées par M. Abdessamad Jabrane et qui, en plus de l'analyse des résultats de 2002, comprend plusieurs scénarii et simulations de situations selon différents modes de scrutin. On reviendra plus en détails sur les résultats de cette étude dans notre prochaine édition.
De son côté, Abdelkader Baïna a fait une lecture de l'évolution des élections de 1960 jusqu'à 2003. L'on relève ainsi que durant 50 ans d'indépendance, on compte 32,5 ans de vie parlementaire et 6,5 années où il n'y avait pas de parlement. A ce propos, M.Baïna a affirmé que si le code électoral de 1959 était respecté et appliqué convenablement, la vie politique au Maroc ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui et l'on aurait eu deux blocs politiques forts, comme c'est le cas en Grande Bretagne.
Amina SALHI
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