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L’USFP anime le débat

"L'une des plus importantes leçons qu'on peut tirer du rapport sur le cinquantenaire, que ce soit pour le passé ou le futur, est incontestablement celle relative à la réconciliation entre la science et la politique, entre l'autorité du savoir et la légitimité politique et entre l'expertise académique et l'effort politique". C'est en ces termes que le premier secrétaire de l'USFP a inauguré hier, en présence du conseiller du Roi et président du comité directeur du cinquantenaire, M.Abdelaziz Meziane Belfquih, la rencontre organisée par le groupe parlementaire socialiste sous le thème" le rapport sur le cinquantenaire: leçons du passé et perspectives d'avenir" L'intérêt du rapport, comme l'a souligné le premier secrétaire, réside dans sa profonde analyse de l'Histoire moderne du pays mais également dans la présentation de propositions qui seront de nature à mieux orienter les politiques publiques dans différents domaines.
Si le principal objectif est la prospective de l'avenir dans la perspective de 2025 en se basant sur les données et les contraintes du passé, il est nécessaire pour nous de dépasser cette manie qui a pendant longtemps constitué une énorme contrainte pour le développement, à savoir celle d'enterrer les projets après leur avoir constitué des commissions. En ce sens, explique le Mohamed Elyazghi, que le rapport sur le cinquantenaire n'aura satisfait les objectifs qui lui ont été assignés que si les recommandations et les propositions qu'il préconise, trouvent leur chemin vers la réalisation, comme c'est le cas pour le rapport final de l'Instance Equité et Réconciliation. De son côté et après avoir mis en exergue le contexte dans lequel a été réalisé ce rapport et passé en revue les réalisations du Maroc durant ces cinquante dernières années, M.Belfquih a relevé les différentes contraintes qui font qu'aujourd'hui le Maroc occupe la 124 ème place sur l'échelle du développement humain et la 108ème place pour ce qui est du revenu moyen par personne. Cette réalité fait que le Maroc est aujourd'hui, plus que jamais, tenu de s'engager pleinement dans le processus de réformes en cours dans différents domaines et de dépasser tous les handicaps qui pourraient entraver cette ascension vers le progrès, tant souhaité par le pays, en maîtrisant mieux l'agenda des reformes et en évitant les contraintes structurelles. Le rapport propose, de se baser sur les atouts dont dispose le pays en vue de relever cinq défis majeurs, à savoir, passer de la transition démocratique vers une pratique politique normale et instaurer la bonne gouvernance, réussir le pari de la nouvelle école et s'intégrer dans la société du savoir, réédifier une économie de concurrence, lutter contre la pauvreté et réorganiser les solidarités sociales et enfin profiter des occasions d'ouverture et d'intégration positive dans la mondialisation. Relever ces défis constituerait, selon le rapport, le prélude vers le Maroc souhaité et possible.
Il est à signaler en dernier lieu que cette rencontre, qui a été présidée par Driss Lachguer, président du groupe parlementaire socialiste, s'inscrit dans le cadre des débats lancés par le groupe socialiste dans différents domaines. Cette rencontre trouve sa légitimité dans le fait que la commission qui a élaboré ce rapport ne peut nullement se substituer aux institutions de l'Etat, constitutionnelles ou politiques, comme l'a souligné Driss Lachguer. Abondant dans le même sens, M.Belfquih a indiqué que les membres de cette commission ont évité de proposer un programme détaillé et chiffré, conscients en cela du fait que c'est aux potentialités politiques d'élaborer des programmes et de les défendre.

Amina SALHI

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