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Mohamed Elyazghi à l'ouverture du Conseil national :

Alors qu'il vit sous le signe de l'ouverture, l'USFP a voulu son conseil national ouvert sur l'opinion publique. C'est en présence de journalistes que la quatrième session du conseil national du parti s'est tenue samedi à Rabat.

Inaugurant les travaux de cette quatrième session du conseil national, le premier secrétaire, Mohamed Elyazghi, s'est d'abord félicité de la nomination de M.Abdelouahed Radi à la tête de l'Association parlementaire de la Méditerranée.
Une responsabilité qui sera de nature à créer un climat de dialogue, de concertation et de compréhension, un instrument à même d'aider à la résolution de conflits devenus éternels, le conflit arabo-israélien s'entend, a-t-il souligné.
Devenu une référence dans tout ce qui émane de l'Internationale socialiste comme initiatives et positions relatives aux questions arabes, islamiques et maghrébines, le parti mène actuellement des concertations poussées avec le secrétariat de l'organisation et d'autres partenaires en vue de proposer une nouvelle initiative qui serait à même de relancer le processus de paix dans la région, a-t-il dit.
Concernant l'impair commis par Youssouf Al Qaradawi, Mohamed Elyazghi a exprimé l'exaspération de son parti face à tous ceux qui s'érigent en porte-parole de "téléprédicateurs" et de "mercenaires" de la Fatwa.
"Hier, suite aux attentats terroristes de Casablanca, on a tenu un discours franc et clair lorsqu'on a évoqué le concept de responsabilité morale. Et aujourd'hui, après le démantèlement du groupuscule d'Ansar Al Mahdi, et l'implication dans ce scandale de la Fatwa, nous considérons que la responsabilité morale se pose encore avec acuité", a-t-il indiqué. Une situation qui exige de tous les acteurs politiques et de tous les démocrates de prendre des décisions et des positions claires et courageuses, et pour cause, a-t-il martelé, "notre pays qui va sans recul vers la démocratie est menacé directement aussi bien par les réseaux terroristes que par les mouvements obscurantistes". Sur cette base, l'USFP considère qu'en plus de la loi, l'action politique nécessite le recours à une charte nationale contre le terrorisme et le totalitarisme. "C'est une charte nationale qui sera discutée et approuvée par les partis nationaux devant l'opinion publique. Nous prendrons prochainement l'initiative pour mettre en oeuvre cette proposition en concertation avec nos frères dans la Koutla", a-t-il indiqué dans sa déclaration politique.
D'un autre côté, l'USFP affirme suivre avec intérêt les opérations d'assainissement et de lutte contre toutes formes de dépravation menées par l'Etat, en mettant l'accent sur la nécessité d'inscrire le traitement actuel de ces dossiers dans une logique de consécration du principe de l'impunité, dans le cadre de l'indépendance de la justice, la transparence, le respect des institutions et l'Etat de droit.
En évoquant les institutions, Mohamed Elyazghi a indiqué que l'espoir de voir naître un débat sur le bilan et le devenir de la Chambre des conseillers à l'occasion des élections relatives au renouvellement du tiers sortant s'est estompé suite au scandale ayant entâché ces dernières à travers le recours à l'argent et l'achat des voix. Pour le reste, le parti souhaite pour le moment s'abstenir de tout commentaire jusqu'à ce que la justice dise son dernier mot.
Par ailleurs, le 1er secrétaire a réitéré l'attachement du parti à oeuvrer pour la dynamisation de la Koutla à travers notamment la mise en oeuvre de leur engagement relatif à la présentation d'un mémorandum commun sur la réforme de la constitution. "Notre demande relative à la révision de la Constitution est l’expression d’une volonté d'aller de l'avant vers la consécration des institutions et de la stabilité", a-t-il indiqué. En effet, "les profondes et successives mutations que connaît la société, l'élargissement du champ des libertés, la propagation de la culture de la citoyenneté et la maturation politique font que la responsabilité politique dans les plus hauts niveaux de l'Etat prend des dimensions différentes et nécessite l'ouverture de nouveaux horizons. Des perspectives qui exigent de nous la participation à la responsabilité ainsi que le partage et la séparation des pouvoirs", a ajouté Mohamed Elyazghi.
Ce dernier ne pouvait clore sa déclaration sans évoquer la question de notre intégrité territoriale. Selon lui, et au moment où la question commence à bénéficier de plus de compréhension au sein de la communauté internationale, le polisario s'enlise dans un tunnel profond marqué par les dissensions internes et l'absence d'horizons. Désormais, a-t-il conclut, la direction actuelle du polisario est devant un dilemme, soit accentuer cette crise aux dépens de la détérioration des conditions humaines dans les camps, soit se libérer de la mainmise de l'Algérie, regagner le Maroc et participer à l'édification d'une solution politique concertée.

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