 Les socialistes ont réussi leur deuxième congrès extraordinaire
C'est dans une salle archicomble que s'est tenu, vendredi 10 novembre 2006 à Rabat, le deuxième Congrès extraordinaire de l'Union socialiste des forces populaires. Le Premier secrétaire du parti Mohamed Elyazghi a prononcé, au Théâtre Mohammed V, une allocution ponctuée d'acclamations des congressistes, des invités représentant les partis de la Koutla et d'autres partis nationaux ainsi que la présence de citoyens. Certes, le Congrès avait pour seul objectif d'harmoniser le statut avec certaines dispositions de la loi sur les partis, mais l'allocution de Mohamed Elyazghi a fait le tour d'horizon des principales questions de l'actualité, nationale, régionale et internationale.
Très tôt au matin, les 609 congressites, venus de toutes les régions du Royaume ont afflué vers le nouveau siège de leur parti sur l’avenue Aaraar, sise au quartier r’bati de Hay Ryad. Des efforts considérables ont été déployés pour accueillir les usfpéistes du pays.
Le programme de la journée est affiché dès l’entrée du siège du parti. La matinée était cosnsacrée aux formalités d’usage désormais en vigueur depuis la publication de la loi sur les partis. Dès leur arrivée, les congressistes ont inscrit leur numéro de carte d’identité nationale et apposé leur signature avant de recevoir un badge nominatif frappé de l’emblème de la rose socialiste. Ces documents relatifs à l’identité, précisent des congressistes seront ensuite remis aux autorités concernées, conformément à la loi.
Après les formalités d'inscription, les uns et les autres anticipaient le déroulement des travaux, abordaient des questions internes du parti, les défis à relever ainsi que les perspectives d'avenir du parti des forces populaires. Comme c'est le cas lors des retrouvailles, c'est aussi une occasion pour renouveler l'attachement valeurs du parti mais aussi une opportunité de se rappeler le bon vieux temps.
Il faut admettre que contrairement aux apparences et à les entendre et les observer, les congressistes prouvent qu'ils constituent un corps soudé. Cela ne résulte pas, du hasard. C'est le fruit du dialogue franc et des débats approfondis sans cesse animés au sein des instances locales, régionales et nationales du parti. Du coup, ceux qui espéraient une atmosphère tendue, sont partis
sérieusement dépités.
Vers 16h, tout le monde était au Théâtre national Mohammed V. Les centaines de congressistes ainsi que les chefs des partis invités étaient déjà installés et tout autour s’activaient les congressistes désignés pour superviser le bon déroulement de la séance d'ouverture officielle.
La tenue par l'USFP de ce congrès reste, malgré son ordre du jour précis, un événement de taille. Il constitue une valeur ajoutée dans l'exercice de la démocratie. Il va sans dire que c'est le parti qui ouvre toujours ses instances au dialogue fructueux, à la réflexion et au débat, mais toute rencontre de ses militants est une étape importante dans la consolidation de son assise dans la vie politique nationale. Autrement dit, il y a lieu de confirmer qu'à l'exception de certains points, la nouvelle loi sur les partis, raison de ce congrès extraordinaire, interpelle plus les autres partis politiques, notamment ceux qui n'accordaient pas d'intérêt particulier à la gestion démocratique interne de leurs organes.
L'allocution prononcée d'ailleurs par le Premier secrétaire de l'USFP a été sans la moindre ambiguïté: Le Congrès a pour ordre du jour l'harmonisation du statut. Laquelle harmonisation ne constitue pas une exception eu égard à l'orientation générale du parti et le rôle de l'USFP dans l'élaboration de la loi sur les partis politiques, convaincu de la nécessité de mettre en place un nouveau cadre législatif efficace dans le contexte de consécration des bases de l'Etat moderne et du développement du champ politique marocain.
Mohamed Elyazghi rappelle à ce sujet que "lors de la promulgation du Dahir du 14 février 2006 relatif au code des partis, il s’est passé en fait 8 mois depuis la tenue de notre 7ème Congrès. La conformité qui constitue le seul point à l’ordre du jour de notre congrès extraordinaire, complète les résolutions prises lors de notre 7ème Congrès. L’USFP considère que l’adoption du code des partis est un hommage et une revalorisation de notre action militante pour le pluralisme, le droit à l’adhésion, le droit au rassemblement, le droit à l’expression.
Et le Premier secrétaire de l'USFP d'ajouter:"Je n'avais pas besoin de procéder à une telle explication concernant la nature de notre actuel Congrès. Sauf qu'il y a des raisons qui nous poussent à être au fait des significations de ce Congrès national extraordinaire, surtout qu'il est le deuxième que l'USFP tient depuis 1975, date de la tenue du premier Congrès".
“L'extraordinaire, ajoute-t-il, se définit comme étant inhabituel et déroge à la règle. Ces spécificités caractérisaient bel et bien le Congrès extraordinaire de 1975 au moment où les années de plomb étaient de rigueur et où les militants étaient emprisonnés ou exilés, incapables de prendre part aux assises d'un Congrès”.
"Aujourd'hui, nous vivons une étape de normalisation globale de la vie politique nationale. Une normalisation aux niveaux législatif, organisationnel et effectif, permettant de déboucher sur un Maroc de stabilité, de confiance et de sérénité. Nous vivons une phase de transition démocratique qui ne doit aucunement dévier de ses fins pour atteindre l'objectif tracé au préalable”, souligne-t-il.
“Il n'y a pas de rapport entre le passé et le présent, entre un congrès extraordinaire qu'on a tenu dans des moments difficiles et un congrès que nous tenons aujourd'hui dans des conditions normales pleines d'aspirations", a tenu à préciser Mohamed Elyazghi.
Après l'allocution de la séance d'ouverture officielle, les congressistes se sont donné rendez-vous au siège du parti. C'est là où le Congrès a abouti à l'amendement de certaines dispositions(16-17-42- ainsi que l'annulation de l'article 53 du statut) pour se conformer entièrement avec les dispositions de la nouvelle loi sur les partis politiques.
Mohamed Kadimi
La rose est déterminée à aller de l’avant dans le sens de l’ouverture
«Nous comprenons certaines dérives de la presse indépendante, dit-il, mais nous ne comprenons pas comment des chaînes publiques recourent à des pratiques qui nous surprennent par leur banalité, en annonçant des informations tronquées, comme si elles avaient un compte à régler avec nous via les écrans de télévision, alors qu’elles sont absentes de la dynamique que connaît notre pays dans le domaine politique, la pensée et la diplomatie». C’est en ces termes que le Premier secrétaire de l’USFP a exprimé l’opinion du parti à l’égard du traitement que réserve une certaine presse aux activités de notre parti, alors qu’elle consacre un temps précieux à des activités sans grande importance pour les spectateurs.
Plus grave encore, cette presse qui occulte notre apport dans la mise à niveau de l’action politique au Maroc, contourne certains événements, n’hésite pas à falsifier les faits en prenant ses désirs pour une réalité.
Lors de l’ouverture du 2e Congrès extraordinaire, les observateurs n’ont vu ni courants qui traversent le parti des forces populaires, ni fronde. Au contraire, ce qu’ils ont vu, c’est un discours fort, responsable et exprimant véritablement les aspirations du peuple, que ce soit sur le registre des droits humains, que sur le plan national ou international.
Ce que l’opinion publique a vu et retenu comme constat de fait, c’est que la rose n’a jamais été aussi saine et aussi déterminée à aller de l’avant dans le sens de l’ouverture et de la modernité.
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